Voyage à Venise en image

 Aurélie à loupé le train.
Fred et Valérie se sont rapprochés.






Les enfants ont fait des bêtises, et brûlé des slips dans leur alcoolisme et se sont fait grondés.
"On savait pas"


Aurélie a finalement trouvé un train, et on s'est bien amusés.


Fred a fait des blagues, plein de blagues...



Valérie s'est quelque peu emportée et avait un très joli peignoire.






Et les gens dans le train du retour furent fort intéressants.
(Sinon, la biennale d'archi c'était sympa).











  Compte rendu pour Fred :

VENEZIA, VENEZIA !

Tout d’abord, il faut avouer que plus les jours sont passés, plus cet exercice m’a paru éprouvant, ce qui m’a valu le fait d’entreprendre cette tâche trois longs mois plus tard, et je m’en excuse.
Néanmoins, je reste sceptique comme une fosse à l’idée de devoir choisir deux choses parmi ces quelques centaines de projets. Celle qui m’a plu et celle qui, au contraire, m’a le moins emballé.
Je suis juste persuadée que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux. Les gens qui sortent des musées se sentent obligés de parler et reparler, de se lancer de faux débats et tentent chacun de gagner cette micro guerre à coup de « MOI, j’ai préféré le… avec les… dans la salle du… » « Ah MOI ? Mais alors pas du tout, du tout, du tout » en se bouchant les oreilles pour n’écouter que soi. Julia parlait à Cyndie de cette salle européenne là, qu’elle n’arrivait pas à décrire, et Cyndie acquiesçait sans vraiment y croire, impatiente de pouvoir prendre la parole et dire que ce qu’elle a préféré dépasse largement ce que les autres ont apprécié. Pedro les regardait, tentait de ne pas croiser l’un de leurs regards afin de ne pas être obligé de soutenir l’une ou l’autre, puis en est tout de même venu, lorsque le débat touchait PRESQUE à sa fin, à parler de la salle avec les machins qui surplombaient les trucs. Valérie s’est mêlée à la foule, contredisait Julia, ainsi que Cyndie, ainsi qu’Aurélie (qui mangeait son risotto). Seule Berengère a eu l’exclusivité d’être approuvée par la documentaliste, ce qui suscita la jalousie du reste des combattants et un sourire complice mais détaché entre elles. Peu à peu, chacun s’est plus ou moins rangé dans le rang de Valérie car tout de même, elle est adulte et sa force de persuasion est de loin plus grande.
 Devoir supporter ça à chaque repas d’après visite c’est à la fois amusant et tellement crispant parce qu’au fond, qu’est ce qu’on y connaît nous à propos de l’architecture ? Pas grand-chose, on essaie seulement de se croire grand, comme si l’on avait tout vu et tout vécu.
Sûrement pouvons-nous être plus sensibles à certaines choses, et parvenir à expliquer pourquoi de manière simple et modeste mais en ce cas il faudrait que je choisisse. Or, je suis rarement touchée par quelque chose en particulier, mais plus souvent par un tout, une impression globale, un sentiment.
Lors de cette biennale, j’ai beaucoup souris globalement par cet excès, cette façon de vouloir en faire toujours plus que le voisin, cette rivalité, de vouloir montrer tout ce que l’on sait faire et vite dans une même pièce. Mais qui suis-je pour juger d’un tel travail ? Seulement une élève de deuxième année, dont le niveau n’est qu’un leurre, car ce n’est pas en deux ans que l’on devient grand et que l’on parvient à prendre de la distance. C’est ce qui m’amène à croire que, oui, nous sommes dans cette école pour développer un sens critique, avoir un avis et le défendre mais j’admets avoir du mal à l’appliquer à une biennale d’architecture…
Mais bon, les règles sont les règles, ainsi je vais essayer de m’y conformer quitte à paraître ridicule.
Ce qui m’a le plus marqué, non pas le plus séduit, mais c’était sans doute l’une des pièces les plus fortes, était le salle plongée dans la brume où il faisait très froid et où l’ambiance était très glauque. Les escaliers en colimaçon immergés dans ces gros nuages blancs nous tiraient du lieu jusqu’à nous transporter dans un espace atemporel digne d’un mauvais film d’horreur.
Non seulement c’était ludique et inattendu, mais ça dégageait quelque chose, ça dégageait des gaz.
ADIEU.

This entry was posted on mardi 7 décembre 2010. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. Les mots tendres sont interdits.